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La Fête nationale du Québec à Montréal -
Je me souviens!

 

Se laisser parler d’amour

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Spectacle de la fête de la Saint-Jean-Baptiste sur le mont Royal, 1975. Archives personnelles du photographe Alain Chagnon.
Spectacle de la fête de la Saint-Jean-Baptiste sur le mont Royal, 1975. Archives personnelles du photographe Alain Chagnon.

Dans les années 1970, l’absence du traditionnel défilé à Montréal est palliée par des spectacles musicaux d’envergure. L’édition de 1975 est particulièrement marquante. Les festivités s’étendent sur 5 jours! Le premier soir, des milliers de personnes se rendent jusqu’au Lac-aux-Castors du mont Royal pour assister au spectacle télédiffusé à Radio-Canada Happy Birthday, réunissant Yvon Deschamps, Louise Forestier et Gilles Vigneault. C’est là qu’est chantée pour la première fois devant public la classique chanson d’anniversaire de monsieur Vigneault, Gens du pays. Le spectacle de clôture est quant à lui marqué par l’époustouflante performance de Ginette Reno, qui entonne avec émotion la chanson Un peu plus haut, un peu plus loin devant une foule conquise. Véritables précurseurs des célébrations d’aujourd’hui, ces spectacles d’envergure vont sceller la place de la musique populaire au sein de la Fête nationale.

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L’année 1975 coïncide avec l’une des célébrations de la Saint-Jean les plus grandioses de son histoire. Les festivités sont organisées au mont Royal et s’étalent sur 5 jours consécutifs. La foule s’y réunit pour prendre part aux nombreuses activités offertes : danse folklorique, musique traditionnelle, chant et théâtre sont à l’honneur ! Cette programmation est complétée par des spectacles en soirée qui, par leur grand succès, ont marqué l’imaginaire collectif.

 

Le spectacle d’ouverture, intitulé Happy Birthday, réunit par exemple la chanteuse Louise Forestier, le chanteur Gilles Vigneault et l’humoriste et chanteur Yvon Deschamps. M. Vigneault y chante pour la première fois son incontournable hymne Gens du pays. Le tout se déroule dans la joie et dans le calme ; pour plusieurs, la Saint-Jean, encore associée à l’époque aux débordements de la fin des années 1960, semble redevenue sécuritaire et véritablement festive. 

Les réjouissances des jours suivants vont donc attirer des foules encore plus considérables. Ce n’est pas le choix qui manque : environ 250 spectacles sont au programme, réunissant près de 500 artistes différents. Au total, 1 250 000 personnes vont visiter les rives du lac aux Castors au courant de cette semaine mémorable.

Plusieurs notent aussi la présence accrue des communautés culturelles de la métropole. Le journaliste Guy Deshaies décrit même la foule comme un « rassemblement d’une majorité d’hommes et de femmes qui savent giguer, mais d’autres aussi qui découvrent tout à coup un peuple dont ils auraient difficilement soupçonné la vitalité culturelle ». La Fête nationale, qui était autrefois plutôt associée aux Canadiens-français de religion catholique, s’ouvre à de nouveaux horizons alors que le Québec se laïcise.