Panneau 18 bis

La Fête nationale du Québec à Montréal -
Je me souviens!

La Saint-Jean au petit écran

Panneau 10 bis.tif
Maquette de char allégorique de la parade de la Saint-Jean-Baptiste, 1960. Archives nationales du Québec à Montréal, fonds Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (P82).

Pour la première fois de l’histoire, le 24 juin 1953, le défilé montréalais de la Saint-Jean-Baptiste est diffusé à la télévision. L’événement est en effet au programme de la station CBFT de la Société Radio-Canada, première station de télévision au pays. Ceux qui possèdent un téléviseur peuvent ainsi regarder le défilé tout en restant dans le confort de leur domicile. Pour les moins chanceux, il est possible à l’époque de louer un téléviseur à la semaine, à moindre coût!

 

Cette diffusion en images représente une avancée technologique majeure : auparavant, les défilés de la Saint-Jean-Baptiste étaient uniquement décrits en direct à la radio par des observateurs. Forte de son succès, la télévision va s’implanter rapidement dans les foyers montréalais. Le réseau de Radio-Canada, quant à lui, s’impose comme un pionnier mondial dans la diffusion d’émissions en direct. La Société Radio-Canada a même son propre char allégorique dans le défilé de 1960.

En savoir plus

La télévision arrive officiellement à Montréal en septembre 1952, avec l’inauguration de la station bilingue de Radio-Canada CBFT. Avant même ce grand lancement, les journaux sont remplis de publicités pour l’achat de téléviseurs. On peut même en louer à la semaine, à un coût d’environ 3$!

 

À ses débuts, la télévision québécoise propose, en plus des films américains en rediffusion, des émissions dramatiques comme des téléromans ou du télé-théâtre. Il y a toutefois quelques émissions spéciales qui viennent agrémenter la programmation. Ainsi, le 24 juin 1953, la télévision québécoise diffuse pour la première fois le défilé de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal. Des commentateurs, installés au Cercle universitaire de Monrtéal sur la rue Sherbrooke Est., assurent en direct la description des différents éléments de la parade. Plus d’un demi-million de personnes sont regroupées aux abords de la rue Sherbrooke pour assister à l’événement, en plus des nombreux ménages qui ont pu le regarder au petit écran dans le confort de leur salon !

 

En 1953, on estime que 65 000 téléviseurs sont branchés dans la métropole, sur une population d’un peu plus d’un million d’habitants. Il faudra attendre 1960 pour que la vaste majorité des foyers dispose d’un de ces appareils. Cette popularité grandissante se manifeste aussi dans les défilés de la Saint-Jean-Baptiste, qui tendent à souligner la créativité et les arts du Québec. Si on se concentre auparavant sur le théâtre, la littérature et la musique, la télévision apparaît dans les années 1950 et 1960 comme une nouvelle forme de richesse culturelle digne d’avoir son propre char allégorique ! 

Maquette de char allégorique de la parade de la Saint-Jean-Baptiste, 1957. Archives nationales du Québec à Montréal, fonds Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (P82). Photo : Fernand Leparé.
 
Panneau 10.tif