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La Fête nationale du Québec à Montréal -
Je me souviens!

Une terre où il fait bon vivre 

Défilé de la Fête nationale du Québec à Montréal sur la rue Saint-Denis, 2015. Archives du Comité de la Fête nationale du Québec à Montréal. Photo : Eva Blue.

Une terre où il fait bon vivre : c’est le nom choisi pour le Défilé de la Fête nationale de 2015, rappelant les défilés du milieu des années 1960. L’une des thématiques, Québec : terre d’accueil, reprend les mêmes mots inscrits sur un char allégorique de 1965, 50 ans plus tôt. L’un des éléments-clés du défilé est sans contredit l’immense arbre bleu et blanc symbolisant les racines d’ici et d’ailleurs. On aperçoit la comédienne Guylaine Tremblay tenant le drapeau du Québec, sous un feuillage représentant les visages de la diversité. En rendant ainsi hommage aux nouveaux arrivants, on souhaite voir les Québécoises et les Québécois de toutes origines confondues réaffirmer leur appartenance à la Fête nationale.

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En 2015, le Défilé de la Fête nationale à Montréal est séparé en trois thématiques. Québec: terre d’histoire couvre la portion historique de l’événement; Québec : terre fertile veut rendre hommage à la nature et à la créativité ; enfin, Québec : terre d’accueil met en valeur la diversité et le vivre-ensemble. 

 

L’apport des communautés culturelles à la société québécoise est souligné au sein des activités de la Fête nationale depuis longtemps. Alors que les éditions des années 1930 et 1940 se concentrent surtout sur les traditions et l’histoire des Canadiens-français, l’inclusion de différents groupes culturels est davantage remarquée dès la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le Québec reçoit alors un nombre important d’immigrants, fuyant les conditions difficiles d’après-guerre. 

 

En 1951, un défilé ambitieux est organisé sous le thème du « Canada français dans le monde », auquel participent de nombreux marcheurs issus de l’immigration. Pour René Gauthier de la C.E.L.M., la Saint-Jean-Baptiste est l’occasion idéale de souligner la présence des Néo-Canadiens, comme on les appelle alors : ils sont 125 000 Ukrainiens, Polonais, Italiens et bien d’autres à habiter la métropole. Gauthier indique qu’il faut « tendre une main amicale et sympathique à tous ces nouveaux venus ».

 

Ainsi, au courant des années 1950, on invite ces Néo-Canadiens à inclure leurs propres chars allégoriques au sein du défilé. En 1953, par exemple, les Bretons, les Hongrois, les Japonais, les Polonais, les Italiens, les Slovaques, les Suisses, les Allemands, les Lituaniens, les Lettons et les Ukrainiens font partie de la procession. Costumes traditionnels, musique et danse folklorique ponctuent l’événement !

 

La Fête nationale va continuer de rassembler l’impressionnante mosaïque culturelle de la métropole dans les décennies suivantes. Dans les années 1970, malgré l’absence du grand défilé du 24 juin, les différentes communautés culturelles font partie des foules qui assistent aux spectacles musicaux sur le mont Royal. Plus tard au 20e et 21e siècles, des artistes issus de la diversité montent sur la scène des Grands spectacles et sont de plus en plus impliqués dans les différents événements de la Fête nationale.

 
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