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La Fête nationale du Québec à Montréal -
Je me souviens!

Tout le monde en congé!

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Arrêté en conseil numéro 1600-77, Comité national des Fêtes du Québec, 1977, Rapport annuel. Archives du Comité de la Fête nationale du Québec à Montréal.
Fête de la Saint-Jean-Baptiste au Stade olympique de Montréal, 1977. Archives nationales du Québec à Montréal, fonds Ministère de la Culture et des Communications (E6, S7, SS1, D771950-771950). Photo : Henri Rémillard.

Le 11 mai 1977, le premier ministre du Québec René Lévesque signe l’arrêté ministériel 1600-77 qui confère officiellement le statut de Fête nationale du Québec au jour de la Saint-Jean-Baptiste. De plus, le 24 juin devient un jour chômé : désormais, les employeurs de la province doivent donner un congé payé à leurs salariés pour l’occasion. Cette mesure s’ajoute à celle du gouvernement de Louis-Alexandre Taschereau qui, en 1925, avait fait du 24 juin un jour férié. Reconnaissant que « cette journée est toujours marquée de cérémonies et festivités célébrant le caractère propre de notre peuple », l’arrêté 1600-77 permet à un bassin encore plus grand de la population de prendre part aux réjouissances.

 

Toujours en 1977, la Fête nationale est soulignée par la Nuit de la Saint-Jean, un spectacle auquel participe la soprano québécoise de renommée internationale Colette Boky. Sa voix puissante impressionne la foule réunie au Stade olympique de Montréal, tout juste inauguré pour les Jeux de l’année précédente.

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Le 11 mai 1977, le Parti québécois de René Lévesque, tout juste porté au pouvoir, reconnaît officiellement la Saint-Jean-Baptiste comme Fête nationale du Québec. Le 24 juin devient un jour chômé, permettant à des foules inégalées jusqu’alors de pouvoir prendre part aux festivités. À Montréal, de nombreuses activités ont donc lieu pour la Fête nationale de cette année-là, sous le thème « J’ai la mémoire en fête ». Des rallyes historiques sont organisés dans différents secteurs de la ville, en plus de plusieurs fêtes de quartier. 

 

L’un des événements les plus marquants dans la métropole est sans contredit le spectacle « La nuit de la Saint-Jean ». Des artistes de la chanson québécoise comme Félix Leclerc, Diane Dufresne, Monique Leyrac, Renée Martel, Robert Charlebois et Claude Léveillée vont fouler la scène installée dans le Stade olympique, inauguré l’année précédente pour les Jeux de 1976. La soprano de renommée internationale Colette Boky y montre aussi son prodigieux savoir-faire. On remarque parmi les 40 000 spectateurs des personnalités du monde politique, comme le maire Jean Drapeau et le premier ministre du Québec René Lévesque. L’événement est télévisé et plusieurs notent des avancées technologiques au sein du spectacle, telles que les caméras qui diffusent en direct l’image des artistes en gros plan sur d’immenses écrans. 

 

Alors que cette brochette d’artistes se présente sur la scène du Stade, un autre spectacle a également lieu au parc Jeanne-Mance, devant une foule d’environ 35 000 personnes. Le célèbre violoneux Jean Carignan est accompagné sur scène par la chanteuse acadienne Édith Butler, la chanteuse Pauline Julien et plusieurs autres. La soirée se termine par les typiques feux d’artifice de la Saint-Jean-Baptiste. 

 

En plus des événements dans la métropole, l’année 1977 marque aussi le début d’une certaine décentralisation des célébrations de la Fête nationale, alors que 275 municipalités du Québec proposent des activités pour l’occasion.