Photo ouverture-fermeture 2_light

Célébrons le centenaire des Archives nationales du Québec! 

présentée par

« Les p’tits chars »

Choisie par le public Chosen by the public 

Logo_LAPRESSE_RENVERSE.png
Photo 31_light.png
Légende: Tramway Mont-Royal, 6 juillet 1945, fonds Conrad Poirier – BAnQ Vieux-Montréal (P48, S1, P12122). Photo: Conrad Poirier.

Le tramway est à la source du développement urbain de Montréal. L’arrivée du tramway électrique en 1892 est, quant à lui, responsable du développement fulgurant du Plateau-Mont-Royal. À l’époque, conduire un tramway est un emploi honorable et garant d’une certaine stabilité, et, de surcroît, la fierté des employés est remarquable: si pour certains conduire un tramway est très important, pour d’autres c’est une véritable passion.

https://advitam.banq.qc.ca/notice/549175

The tramway is central to Montreal's urban development. The advent of the electric tramway in 1892 triggered the dazzling development of the Plateau-Mont-Royal. At the time, driving a tramway was an honorable job that provided a certain stability. Moreover, the pride of the employees was remarkable: while for some, driving a tramway was very important, for others it was a real passion.


La ligne 52

La ligne 52 de la rue Mont-Royal aurait pu se comparer –le luxe en moins– à celle de l’Orient Express par la diversité des territoires qu’elle était appelée à traverser. Ce n’est pas le tramway qui fait la ligne, c’est le parcours. Et celui-là était à nul autre pareil. Les 52 prenaient rail à la sortie des abattoirs rue D’Iberville –un emplacement occupé aujourd’hui par le Journal de Montréal. Jusqu’à la rue De Lorimier, le trajet était un réchauffement. Un entre-deux sans histoire toujours en attente de se donner une personnalité.

Jean-Claude Germain nous parle du terminus Fullum comme origine du 52. Toutefois, pendant longtemps cette ligne se développera du terminus Atwater (Forum), jusqu’au boulevard Pie-IX du Jardin Botanique. Celui-ci quitte le terminus Fullum. Archives de la STM Montreal tramways.

L’entrée sur le Plateau historique se faisait progressivement: d’abord un portail majestueux de frontons de banques, une chocolaterie Jean et Charles qui connaissait son heure de gloire tous les ans à Pâques, Tony Pappas pour l’exotisme du nom, Le Cheval noir pour les rares adeptes de la viande chevaline, et coin Papineau: le feu d’artifice.

 

Des cinémas: le Dominion, le Papineau et le Passe-temps. Des cinq-dix-quinze: Kresge’s, Woolworth’s. Un grand magasin à rayons: Messier. Des barbiers à tous les coins de rue, la taverne Normand, la pharmacie Michon, Giroux, Dionne, Reitman’s, Grover’s, des hardware stores, des snack bars, des soda bars, des delicatessens avec des pots de piments rouges dans la vitrine, des magasins de lingerie et de chaussures, des bijouteries et même une boutique de chinoiseries. Jusqu’à l’église des Pères du Saint-Sacrement dont la paroisse desservait les bourgeois cossus de la rue Saint-Hubert, les arrêts étaient multiples comme il se doit sur la grande rue d’un village.


À partir de Saint-Denis jusqu’à Saint-Laurent, on avait l’impression de se frayer un chemin dans l’arrière-cour de ces deux grandes artères, un bric à brac où s’entassaient pêle-mêle des commerces aussi dépareillés qu’incongrus. Un souk où le vendeur de machines à coudre et le réparateur de parapluie vivaient côte à côte en parfaite disharmonie, au milieu de magasins de retailles de tissus, de formes de chapeaux, de boutons et de paillettes, d’articles de plomberie ou de ferblanterie. L’endroit rêvé pour partir à la recherche d’un modèle de washeur discontinué.
Coin Saint-Laurent, le conducteur quittait son poste pour actionner les rails mobiles et le 52 s’engageait à contre-courant dans le couloir de l’immigration.

 

Il roulait en direction du port alors que les nouveaux arrivants, avec les Italiens comme fer de lance, montaient toujours plus haut vers le Nord. Rétcheul! R-a-chel! lance le contrôleur. Nous entrions dans le royaume de la confection. L’industrie de la guénille n’avait pas pignon sur rue comme les boutiques. Elle éparpillait discrètement ses ateliers de misère dans les édifices à plusieurs étages qui longeaient la Saint-Lawrence.

Pour continuer l'histoire de la ligne 52: La ligne 52 – «L’Orient Express de la rue Mont-Royal …un tramway mythique »

Tramway entre Saint-Denis et Rachel

Source photo: Archives de la STM

 

Aux amoureux de la rue Saint-Denis, un petit clin d’œil avec cette photographie du carrefour Rachel et Saint-Denis en 1917. On voit à droite la maison de Gustave Adolphe Drolet qui deviendra plus tard une succursale de la Banque d’Épargne de la Cité et du District de Montréal (future Banque Laurentienne). Drolet faisait partie des quatre promoteurs qui ont lancé le développement immobilier de ce secteur vers 1870.

Source: la Société d'histoire du Plateau-Mont-Royal

https://histoireplateau.org/toponymie/vp/roy/roy.html

En savoir plus

tramway Saint-Denis et Rachel Drolet.png

LES PARTENAIRES

Rue saint-denis.png
Archives nationales.png
Logo_Lapresse.png
Société_d'histoire_du_plateau.png
Ville_de_montréal.png
Logo_Québec.png