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vous présente

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Une rue dans tes oreilles

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Mon Amérique

Les amoureux arrivent-ils parfois en retard?

Salut, je suis content de te voir.

J’ai traversé Saint-Denis au grand complet, j’ai couru partout.

Je suis allé chez toi, j’ai jasé avec ton chien, j’ai pilé sur ton père

Je suis même allé à la Rockette voir ta maudite bande de fous.

 

Si je suis ici, c’est pour te dire que…

 

Comme ça, tu travailles aujourd’hui?

T’as commencé tôt ce matin ? Ça doit être spécial commencer tôt le matin?

En tout cas, ils sont chanceux en maudit de t’avoir pour eux tout seuls, ici, au Ouzeri. 

 

Non, si je suis ici, c’est pour te dire que…

 

Ben, je suis venu prendre de tes nouvelles.

Est-ce que tu penses qu’il va mouiller ce soir?

Oui oui j’ai l’application, mais je voulais savoir

À quoi tu penses quand toi tu regardes le ciel.

 

T’es belle. 

 

Je veux dire que t’es belle dans ton uniforme, avec la chemise, le pantalon

C’est pour ça que je dis que t’es belle, à cause de tes souliers, l’addition 

 

Avec la lumière qui entre par la fenêtre

Et la musique qui joue. Est-ce que c’est le dernier album des Cowboys fringants?

Non? Ok, de la musique grecque?

 

Quand je te dis que t’es belle, imagine-toi pas des affaires.

Regarde, tu sais quoi? Laisse donc faire.

 

Si je suis ici, c’est pour te dire que…

 

Ben, je suis venu te dire que je vais devenir boxeur!

 

Non non attends, attends, crie-pas! Je vais pas devenir boxeur, c’est comme une blague

Une blague que j’ai pas assez pratiquée ouais, c’est parce que je voulais te montrer mon jeu de pieds, mais j’ai oublié mes gants, oui c’est ça, c’est comme une très mauvaise blague.

Non, je suis pas un boxeur. Juste tout à l’envers.

 

On n’est pas obligés de parler?

C’est mieux si on parle pas? Ouais, t’as raison.

Je vais me taire, mais est-ce que je peux rester? Rester à te regarder?

 

Je suis venu te dire que…

Regarde, si tu pouvais juste arrêter de marcher?

 

Tu le vois que je suis pas capable de te le dire.

Je le savais que ça allait arriver, ça fait que j’ai pris la peine de te l’écrire

Et là j’aimerais ça te le lire.

 

« Mon amie, ça fait quinze ans, que je t’appelle comme ça « ma belle ».

« Ma belle ».

Je t’appelle « ma belle » mais au fond t’es pas « belle ».

 

Attends attends, t’es pas « belle » parce qu’au fond, t’es magnifique

Pour vrai ma belle, t’es fantastique

Ma belle, t’es ma musique

Ma belle, ma génétique… »

 

Là, j’avoue que je l’ai écrit parce que je trouvais que l’image était comme wow, tu me diras ce que t’en penses, en plus ça rime…

 

« … Ma belle, t’es mon Amérique. »

C’est vrai, toi toute seule, t’es mon Amérique.

 

Regarde-moi, je sais pas comment ça marche dans ce temps-là, ce qu’on fait avec le temps qui a passé

Je sais qu’il faudrait surtout pas l’oublier

Pis encore moins l’enterrer

 

Sauf que pour le temps qui s’en vient

Je parle de celui qui nous reste à nous deux

Ça te dirais-tu si on devenait plus que des copains?

 

Attends, regarde-moi, tu souris?

Regarde-moi, je vois pas bien ton visage

C’est moi ou ça veut dire oui?

 

Mon Amérique

Regarde-moi et relève-les

Je t’en supplie

Parce que tout le monde veut les voir

Tes yeux.